Continuons donc notre belle aventure avec le Sénégal. Il y a
énormément à dire à son sujet. Si l’on me demandait de choisir un pays africain
où passer un trimestre afin d’apprendre les sciences spatiales, l’astronomie et
la culture, je ne serais pas tenté d’aller uniquement au siège de l’Agence
spatiale africaine (Égypte), ni dans le pays abritant l’African Astronomical
Society, ni même à l’Office of Astronomy for Development en Afrique du Sud.
Je choisirais le Sénégal.
Pourquoi le Sénégal ?
Premièrement, ce serait pour moi un immense honneur de
visiter l’Agence Sénégalaise d’Études Spatiales (ASES). Eh oui, le Sénégal
possède bel et bien une agence spatiale. Plusieurs actions majeures ont marqué
cette agence en 2025. Je citerai notamment la pose de la première pierre pour
la construction du tout premier observatoire astronomique du Sénégal.
Je parlerai également de la Senegal Space Week, un
événement majeur ayant pour objectif principal de faire du spatial un levier
stratégique pour le Sénégal et l’Afrique, en favorisant l’innovation, le
développement durable et la souveraineté économique. Ou encore SpaceBus,
une caravane nationale de promotion des sciences spatiales et de l’astronomie,
sous le haut patronage du Président Bassirou Diomaye Faye.
À travers ces actions, le Sénégal démontre clairement sa
volonté de faire de son pays une nation spatiale.
Eh bien, au Sénégal, nous trouvons également GéoSénégal. Le
Géoportail Sénégal (GéoSénégal) est une plateforme nationale qui regroupe une
vaste bibliothèque de données géospatiales du Sénégal. J’ai eu la chance de
participer à quelques webinaires organisés par cette structure. C’est là que
j’ai appris comment les données satellitaires peuvent jouer un rôle précieux
dans l’agriculture. J’y ai compris l’importance des satellites d’observation,
en passant par les drones et l’intelligence artificielle.
En dehors de ces institutions, s’il faut citer une personne,
comme je l’ai fait au Bénin en parlant de M. Prudence, je crois qu’au Sénégal,
sans aucun doute, je citerai M. Maram Kaïré, directeur de l’ASES, mentor pour
les uns et véritable modèle d’inspiration pour l’Afrique en général, et pour
l’Afrique francophone en particulier.
J’ai eu la chance de rencontrer M. Maram Kaïré dans mon
pays, la RDC, lors de la 9ᵉ édition de la Semaine de la science et des
technologies. Quelques minutes d’échange avec lui ont suffi à attiser en moi
cette flamme de vulgarisateur scientifique.
Je serais ingrat si je ne parlais pas du don de télescope
reçu par l’ASBL Investing People à travers la Semaine de la science et
des technologies, ou encore de mon frère d’âme, astronome amateur, Dieumerci
Kaseha, de Lubumbashi.
Mais il faudrait que la RDC puisse jouer contre la RDC dans
cette Coupe des Nations.

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